En effet, si progrès matériel, meilleure considération
des droits individuels, mondialisation, multi- information, multi ethnie, … caractérisent nos sociétés,
il semble bien
que cette évolution, mal assimilée par sa rapidité, n’apparaisse pas comme
un réel progrès.


La conjugaison
de ces phénomènes
se traduit généralement
par des égocentrismes accrus, par la perte des repères, sources d’excès dangereux
et d’extrémismes rétrogrades.
Même la prolongation
et la généralisation
de la scolarisation, en France, semblent paradoxalement conduire vers un nivellement spirituel, sans doute dû,
en partie, à un recul
de l’éducation. Ce renoncement accentue encore l’attitude primitive de repli sur soi
et de non-discernement.
Alors que l’individu devient de plus en plus responsable
du devenir de tous
, on assiste au spectacle d’un nombrilisme exacerbé, souvent conforté dans des regroupements corporatistes, communautaristes, et, même, de type mafieux aux multiples facettes.
Les volontés de domination aussi indignes que futiles persistent. L’Europe
se constitue à partir d’une réunion d’intérêts épars et souffre de l’absence
d’un idéal unificateur.

Alors que les considérables avancées matérielles,
la proclamation toujours plus affirmée des Droits de l’Homme
, devraient libérer et permettre d’aller plus avant sur le chemin, qui permet
à chacun de s’épanouir, et, ainsi, à l’ensemble, de vivre dans un monde
plus harmonieux, des kamikazes, la folle mise en danger de la nature même, un refus de s’adapter, une folle envie d’avoir, plus que d’être,
même chez les jeunes… ne révèlent qu’absence de lucidité
et comportements suicidaires.
Dans nos régions favorisées, l’homme demeure généralement
replié sur ses acquis, sur la satisfaction de ses besoins accrus
par une boulimie consommatrice, suggérée par une économie galopante empirée par la mondialisation. Il a honte de la grandeur de son passé
et feint d’ignorer qu’il devient le faible qu’on « engraisse » pour mieux
le dévorer.
Le monde offre le spectacle d’une précipitation qui peut
le conduire au chaos, d’un bouleversement mal contrôlé,
qui l’écarte de l’essentiel.

Par ses propositions de rencontrer, de découvrir, d’échanger, de partager, de participer, de dialoguer, au sein de ses lieux
et avec le concours d’Internet, Séjourd’Art procure,
non seulement plaisir de la convivialité, satisfaction d’enrichissement personnel, mais contribue aussi à l’idéal d’ouverture, de meilleure considération, de quête
d’un mieux-être, qui se révèle, depuis toujours, par les Artistes,
les Penseurs, les Découvreurs, mais qui exige, plus que jamais,
une plus large et plus profonde appréhension de leur apport.