Notre monde, en profonde mutation, demeure antagoniste, malgré
la mondialisation.
Il ne semble avoir aucune maîtrise de son destin. Mais, devant les enjeux, nous ne pouvons plus
nier notre influence
sur notre devenir.

L’Homme ne fait que passer. Toute sa dignité repose
sur ce qu’il laisse.
Pour nous orienter vers plus de bon sens et d’harmonie,
il convient à chacun d’approfondir la connaissance,
de développer le dialogue, d’avoir l’ambition de parfaire
qui implique de s’améliorer.

Et c’est à l’évidence sur le vecteur des Arts, des Lettres,
des Sciences, sur l’esprit de recherche, sur le désir de dépassement
qu’il faut s’appuyer.
Et il y a réel bonheur, pour chacun, de s’y inscrire.

L’ouverture sur le monde ne saurait se limiter au spectacle apporté par les écrans.
Même la multiplicité des informations qu’ils apportent, semble, paradoxalement, conduire le plus grand nombre à une forme de pensée unique, toujours dégénérescente. Etre informé ne signifie pas connaître. L’information, dans l’isolement et le cloisonnement de quatre murs, enferme souvent dans la passivité et l’indifférence.
Les écrans distraient mais ne sauraient combler une vie. Leur emprise éloigne du réel. L’homme n’est pas que spectateur. Internet ne saurait combler non plus le besoin de dialogues. Il a certes le grand mérite
de développer l’envie de chercher, de découvrir, d’échanger,
mais il ne saurait remplacer la vraie rencontre, même s’il y incite.
Ce magnifique outil demeure un écran s’il ne parvient pas à nous sortir
de notre bulle. Le meilleur instrument n’a d’utilité que dans une main experte dirigée par un désir louable.

La nécessaire considération de soi, par exemple, ne saurait,
non plus, s’obtenir à partir d’émotions fugitives procurées par les vedettes du sport et de la chanson. Ce n’est pas l’adulation d’aucuns qui épanouit. Et il faudrait qu’un « COPPENS » soit autant médiatisé qu’un « ZIDANE », que l’exemple des performances de l’esprit soit autant apprécié
et répandu que celles du corps.
La quête du « bien-être » ne peut réellement être satisfaite
sans celle du « mieux-être ».


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